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Vainqueurs à l’aller, les Olympiens ont obtenu leur
billet pour la Ligue des Champions en battant Bergen, au terme
d’un match à sens unique. Une qualification plus que
jamais dédiée aux supporters.
Cette fois, ça y est. L’OM y est pour de bon. Les
Olympiens ont validé définitivement leur ticket pour
la Champions League, concrétisant les efforts de leur
formidable remontée la saison dernière.
L’oblitération n’a pratiquement pas
été contestée. La supériorité
marseillaise ne faisait pas l’ombre d’un doute. Tout
juste l’OM a-t-il du fermer les écoutilles dans le
dernier quart d’heure après l’égalisation
de Sigursson, de la tête.
Le jeu
L'OM se présentait avec quatre joueurs à vocation
offensive. Les deux "ailiers" Grandin et Ben Arfa permutant
régulièrement. Touché à la cheville,
Baky Koné a débuté sur le banc. Erik Gerets a
ensuite injecté du sang neuf en le faisant entrer (à
la place de Grandin) et en changeant Ziani par Zenden.
Revenus de nulle part, les Norvégiens tentèrent
bien-sûr un va-tout de la dernière chance, mais sans
que Mandanda ne soit véritablement en danger.
L’injustice aurait été terrible pour des
Olympiens qui jusque là avaient dominé de la
tête et des épaules les pourtant athlétiques
Vikings.
C’est bien simple, quiconque n’aurait pas eu
connaissance du score du match aller aurait pu croire que
c’était aux Phocéens de marquer. Et non
à leurs prudents visiteurs. Car la rencontre fut à
sens unique. Et ce sens alla très clairement droit en
direction des buts d’Opdal. A l’exception d’un
sauvetage de Mandanda devant Solli, les joueurs de Brann Bergen ne
purent opposer qu’une résistance. Leur destin ne tint
qu’à un fil. Mais il tint un bon moment.
Taiwo alluma plusieurs mèches. Ben Arfa mystifia à
peu près tout ce qu’il rencontra sur son chemin. Des
frappes de Ziani et Grandin rasèrent les montants. Mais
point de but pour parachever. Ni ôter l’ultime espoir
aux hommes de Mons Mjelde.
Au final, il intervint sur l’action la plus anodine. En tout
cas la plus simple, a priori, à négocier pour les
lignes resserrées de Brann Bergen. Taye Taiwo avait sorti le
télescope pour servir à l’autre bout du terrain
Mamadou Niang. Mais deux défenseurs semblaient lui fermer la
route. C’était sans compter sur la malice du
Sénégalais. Il misa sur une tergiversation. Il eut
raison. Il s’engouffra fougueusement dans la brèche,
pour être le premier sur le ballon, devancer le portier et
ouvrir le score dans le but vide (1-0, 66e).
A genou, les index pointés vers le ciel, il dédia sa
réalisation à Imad et Lahcen. Un nouvel hommage dans
cette journée si particulière, où
l’enceinte avait marqué son deuil en revêtant de
noirs habits. Et dont les tribunes restèrent silencieuses
jusqu’au coup d’envoi, avant que les voix ne
s’élèvent à nouveau des gradins.
L’égalisation norvégienne provoqua quelque
trouble. Mais guère plus. D’autant que dans le temps
additionnel, Mamadou Niang eut encore du nez, et surtout la
détermination nécessaire pour anticiper une remise
mal assurée vers le gardien, surgir et le battre une
deuxième et dernière fois du bout des crampons (2-1).
Et les étoiles, de la Ligue des Champions et des supporters
partis trop tôt rejoindre le ciel olympien, de briller
intensément…